EXPLICATIONS SUPPLÉMENTAIRES · LECTURE EN 2 MINUTES
Un seul acheteur ne dit pas tout sur une famille
Le baromètre de Notaris.be du 11 juin 2026 signale que 39 % des achats immobiliers flamands en 2025 ont été réalisés par une seule personne. La source utilise le nombre d’acheteurs, pas leur état civil. Un achat par une seule personne ne signifie donc pas nécessairement que cette personne est célibataire ou sans partenaire. Cette distinction évite que les chiffres du marché entraînent involontairement des conclusions juridiques.
Ce contexte porte sur une étape suivante reconnaissable : quelqu’un achète une maison propre et cohabite ensuite. Le nouveau partenaire contribue au ménage ou aux travaux. Pour les partenaires non mariés, le droit de propriété ne change pas automatiquement en cohabitant ou en assumant des frais. En cas de mariage, le régime matrimonial joue aussi un rôle. Partez donc toujours de l’acte d’achat et de la forme réelle de la relation.
Trois types de contributions différents
Une contribution aux frais courants du logement est différente de l’argent pour une rénovation ou pour acquérir une part de propriété. Mettre les montants en un seul tas rend une régularisation ultérieure difficile. Une facture à votre nom ne fait pas non plus automatiquement de vous un copropriétaire du logement de votre partenaire. Pour un transfert de droits immobiliers, des démarches juridiques distinctes sont nécessaires.
L’explication notariale sur la rénovation dans le logement d’un partenaire cohabitant avertit que le remboursement sans accords clairs n’est pas évident. Une convention de cohabitation ou une reconnaissance de dette adaptée peut aider à fixer l’intention et le calcul. En cas de cohabitation légale, une convention est établie par acte notarié. Faites déterminer quel instrument convient à votre situation et quelles preuves doivent être fournies.
Payer une cuisine n’est pas encore acheter une propriété
Supposons que votre partenaire emménage chez vous et paie 20 000 euros pour une nouvelle cuisine. Vous convenez tous deux que ce montant doit être débité lors d’une rupture ultérieure. Mais entendez-vous le montant initial, un montant diminué en fonction de l’usure, ou une part de la plus-value ? Et quand est-ce payé ? L’exemple montre pourquoi une bonne intention seule ne peut être suffisamment précise. Fixez le règlement avant le paiement, lorsque les deux parties peuvent discuter des mêmes attentes.
Rassemblez votre titre de propriété, les données de crédit, les devis et un aperçu de qui effectuera quelles dépenses. Séparez les frais quotidiens des investissements et notez ce qui se passe en cas de vente, de séparation ou de décès. Si votre partenaire veut aussi devenir propriétaire, faites alors examiner séparément le transfert et tous les coûts associés. Le notariat Wellens aide à comparer les possibilités et à fixer juridiquement les accords choisis. Demandez conseil avant qu’un paiement important ou une rénovation ne fixe les faits ; ainsi il reste de la marge pour choisir en connaissance de cause.

